22« On rêve d'un idéal, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable. C'est si facile de renoncer, si facile d'oublier ses fautes, de mettre l'erreur au compte d'une fatalité qui masque nos paresses. » ML22

22« On rêve d'un idéal, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable. C'est si facile de renoncer, si facile d'oublier ses fautes, de mettre l'erreur au compte d'une fatalité qui masque nos paresses. » ML22
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TOUT EST GRIS & MORNE.


Je ne pensais pas qu'il était possible de se sentir autant privée de sens, vide. Tout s'écroule autour de moi, même les choses que je pensais -éternelles. Mais il faut reconstruire, il faut rebâtir, et remettre en marche, mes idéaux délaissés. Mais il faut surtout oublier, -l'erreur fatale, l'oublier et recommencer à avancer. Ne surtout pas rester ici à terre, le visage dans la boue, et le coeur en sang, -et cette pluie qui lentement efface les marques de l'affrontement entre ce coeur ensanglanté, et cette raison annihilée. Se relever, encore -toujours. Ne surtout pas rester là, mes rêves éparpillés entre mes restes de dignité et les souvenirs de -toi, dévastée. Et doucement, et fatalement, panser les blessures imprimées dans mon imaginaire, recoller mes rêves, et -se battre.



« Cette beauté, sombre comme le fer, est de celles que forge et polit l'Enfer » Charles Baudelaire
Merci ?






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# Posté le mardi 20 janvier 2009 14:11

Modifié le dimanche 06 décembre 2009 06:19

..J'ai tiré un trait tellement définitif sur toi et notre amitié, que j'en ai déchiré des lambeaux de ma vie au passage. ..

..J'ai tiré un trait tellement définitif sur toi et notre amitié, que j'en ai déchiré des lambeaux de ma vie au passage. ..


ET SI ?

Ce qu'elle m'empêche d'exprimer à voix haute, je le crie sur un clavier. Je le hurle sur du papier. Je l'extériorise à la force des mots. Morts. Les mots inanimés d'un livre. Mais par ces mots morts, je donne corps et vie à ma douleur. Cette douleur que je voudrais annihiler, je joue avec elle, je l'observe à distance. Je la nargue. Parce que les mots me rapprochent d'elle. Je la comprends. Je la cerne mieux. A la force des mots, j'exprime cette douleur. Par eux, à défaut de la détruire, je la rends mienne.



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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 03:01

Modifié le dimanche 06 décembre 2009 06:46

2Chrysalide2Used to, a screeching tire made my dreams shattering. I can still hear it.2

2Chrysalide2Used to, a screeching tire made my dreams shattering. I can still hear it.2♪
Real power is in us.

Saisir le fugace, pour embrasser l'éternel.

J'ai une force en moi, la force d'une nation, d'un peuple, de toute une Histoire derrière moi qui me contraint à la réussite, celle de l'espoir d'une terre déchirée; et si je ne réussis pas, c'est que Moi, j'aurais échoué, et non que les moyens de réussir n'étaient pas à ma portée. Vivre à mes yeux, c'est réaliser ses idéaux, ne jamais les perdre de vue, oeuvrer encore et toujours à leur réalisation. Le défaut du passage de l'enfance à l'adulte, est de nous faire croire que nous devons renoncer à nos rêves, à nos idéaux, à nos principes; en somme, nous adapter à la soit-disant triste réalité de ce monde. Mais ce monde là, c'est nous qui le rendons triste, c'est nous par notre renoncement qui refusons de le transcender, de le transformer en quelque chose de beau et de grand. Devenir adulte je ne sais pas ce que c'est, mais ce n'est pas renoncer à ses rêves. Pour accomplir de grandes choses, il ne faut jamais abandonner, ne jamais céder au réalisme, ne jamais accepter la notion même d'impossible, parce que rien n'est impossible seule la faiblesse de la volonté humaine rend les choses impossibles. L'Histoire est faite d'Hommes qui ont cru en l'impossible, qui ont cru en leurs capacités à transcender un monde fait de misères. Il y aura toujours des personnes qui vous regarderons avec un air de pitié condescendante, lorsque vous leur ferez part de vos ambitions, de vos rêves, mais il ne faut pas se laisser prendre par cela. Ces personnes là au fond, elles vous envient, elles vous envient d'une jalousie viscérale et inconsciente, parce qu'ELLES, elles ont perdus foi en leurs rêves. Sans rêves, sans idéaux, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, et de cela je suis persuadée. Si je perdais les miens, je ne verrais pas la nécessité de continuer. Ce sont eux qui donnent sens à une vie, qui donnent la valeur d'une vie. Au catéchisme l'on me disait : au jugement dernier, Dieu te demandera compte de ce que tu as fait dans ta vie, du bien que tu as fait, si tu as répandu l'amour autour de toi. Si jugement dernier il y a, (tout le monde est libre d'en douter) je crois plutôt que Dieu nous demandera : qu'à tu fais de ta vie ? Qu'a tu fais de ce bien précieux que je t'ai donné ? Que lui répondrez vous alors ? J'ai travaillé, j'ai fondé une famille ? Pardonnez moi de trouver cela vraiment peu, pour une vie entière, peu quand on pourrait faire tellement plus. Cela m'horripile toujours d'entendre des gens se lamenter de ce qui se passe à l'autre bout de la terre, la faim, la guerre, ou même de ce qui se passe sous leur nez : un sdf étendu sur le sol en hiver, couvert d'un mince manteau, et qui n'a ni argent pour se nourrir, ni chaleur humaine pour pallier aux misères de la vie. Au lieu de constater le mal sans agir, attaquez vous à ce mal ! Cela m'horripile de voir des idiotes et des idiots qui se plaignent de leur poid, mais qui passent leur temps à s'empiffrer, quand des enfants meurent de faim à l'autre bout de la planète, pardonnez moi de n'avoir aucune pitié pour les personnes obèses, parce qu'ELLES n'ont aucune pitié pour ceux qui meurent de faim, aucun respect. Pardonnez moi de n'avez aucune pitié, d'être aussi dure envers eux, quand ils se laissent aller ainsi, mais pour moi ces personnes là n'ont aucun mérite, parce qu'elles ont refusé de se battre, le jour où elles ont accepté la fatalité de l'obésité. Encore une fois, tout est une question de volonté, arrêter de manger, de s'empiffrer, ce n'est pas si compliqué, quand on voit que des personnes peuvent vivre des jours entiers avec dans le ventre, rien qu'un morceau de pain, mélangé à de la boue pour économiser la farine. Pardonnez moi de n'éprouver que mépris pour ces adolescents, qui font une crise à leurs parents parce qu'ils ne veulent pas lui acheter le dernier portable à la mode, quand certaines personnes à l'autre bout du monde, ne savent pas même ce que c'est qu'un téléphone. Pardonnez moi d'être aussi en colère, aussi enragée face à tant d'égoïsme, mais surtout, pardonnez moi de ne pas abandonner, et de me battre jusqu'à mon dernier souffle pour changer cela, parce que mes rêves à moi, vous ne les briserez pas. Je n'ai pas l'intention de gaspiller la vie que l'on m'a donnée, je n'ai pas envie de me réveiller un jour, vieille et courbatue, en me disant ; j'aurais pu faire cela, et cela, et cela... Je veux me réaliser, réaliser mes idéaux, et rien ne m'en empêchera, sinon Moi. & si j'échoue, je ne pourrais m'en prendre qu'à Moi, parce que ma volonté n'aura pas été assez puissante, ni assez forte, pour résister au virus du réalisme, qui parcourt cette terre. Alors par pitié, ne me parlez pas de réalisme, pour moi le réalisme n'est que l'excuse des lâches pour ne pas agir, pour ne rien tenter.

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 10:05

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 02:35

2Chrysalide2« Entre nous, c'est le pire des je t'aime, un je t'aime qui n'est pas encore né. Il est dans le ventre, tel un foetus mal formé qui me fout des coups de pieds... »22

2Chrysalide2« Entre nous, c'est le pire des je t'aime, un je t'aime qui n'est pas encore né. Il est dans le ventre, tel un foetus mal formé qui me fout des coups de pieds... »22♪


Ce blog est une POUBELLE à émotions. :)




Note du jour : Saviez vous que le soleil produit en 1heure de quoi alimenter l'énergie de toute l'humanité pendant 1 an ? Après cela, qui osera encore dire que l'énergie solaire n'est pas l'avenir, surtout quand on sait que contrairement au pétrole, il a encore des milliards d'années d'existence devant lui.





# Posté le samedi 27 juin 2009 03:28

Modifié le lundi 28 septembre 2009 03:04

2Chrysalide2« Alors, tu me déchireras, sans jamais t'arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. Je parerai mon corps de guirlandes embaumées, pour cet holocauste expiatoire ; et nous souffrirons tous les deux, moi, d'être déchiré, toi, de me déchirer... » Lautréamont, Les Chants de Maldoror. 2

2Chrysalide2« Alors, tu me déchireras, sans jamais t’arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. Je parerai mon corps de guirlandes embaumées, pour cet holocauste expiatoire ; et nous souffrirons tous les deux, moi, d’être déchiré, toi, de me déchirer... » Lautréamont, Les Chants de Maldoror. 2♪
Dead End ?

(finalement il semblerait que je n'arrive pas à laisser tomber ce blog...)



This relationship is definitely over.
Si vous n'aviez ne serait-ce qu'une seule idée de combien je suis sur le point de craquer, de tout casser, de tout briser, je pense que vous ne vous approcheriez plus de moi.


# Posté le vendredi 13 février 2009 18:34

Modifié le samedi 14 novembre 2009 12:54

2Chrysalide2«Rêver, c'est franchir les frontières du monde physique, c'est entrer dans la lumière pure, c'est être illuminé et donc illuminer le monde à l'intention d'autrui.» Shashi Deshpande.22

2Chrysalide2«Rêver, c'est franchir les frontières du monde physique, c'est entrer dans la lumière pure, c'est être illuminé et donc illuminer le monde à l'intention d'autrui.» Shashi Deshpande.22♪
Illuminations.


Hier, le soleil était là. Il est entré à travers les persiennes closes, jetant dans la pièce assombrie de longs rayons de lumière. Il a éclairé la chambre noire, marbré le sol et les murs d'éclairs scintillants. L'un d'eux a effleuré mon bras alors que je lisais. Il était chaud. Agréable. Un morceau de feu et d'incandescences. J'ai ouvert les persiennes, un flot de lumière m'a inondée, répandant la chaleur montée à l'extrême en mon esprit. La pièce illuminée semblait resplendir de clarté, j'ai cligné des yeux. Le soleil me les avait brulés. Non pas de ces brulures douloureuses, mais de ces brulures fulgurantes, fugaces, et instantanées. De ces brulures qui ne blessent pas, ce contentent d'effleurer la surface tout en sublimant la blessure. & j'ai vu la beauté, la grâce, et l'harmonie. L'instant passé j'étais aveugle. Maintenant, la brulure salvatrice du soleil m'avait fait voir. Des monceaux de feuilles entases, déchirées, malaxées. Blanches, parsemées de mon écriture violentée et vive, parsemées de mon mal d'écrire et de vivre. La chaleur s'est faite plus vive. J'ai vu. Des rivières de diamants qui coulaient entre mes doigts fébriles. Ces lettres, ces mots de cette étrangère devenue l'Etrangère. Ces lettres que je ne reconnaissais pas, que je ne me souvenais pas avoir écrites. J'ai vu. Les sourires de tous ces anonymes perdus dans les abîmes de ma mémoire. Sourires précieux, aussi lumineux que ce soleil de fin d'hiver, et que j'avais négligés. Bien plus que tout cela, j'ai vu ceux qui étaient encore là, malgré mon caractère instable, ma personnalité ambivalente et lunatique, ceux qui m'aimaient en dépit de tout. & que j'aimais même s'il m'était dur de le leur dire. J'ai vu leurs regards qui contrairement à mes cauchemars, ne se chargeaient pas de mépris lorsqu'ils se posaient sur moi. J'ai vu leurs gestes à mon égard, sans cesse renouvelés, perpétuels témoignages de leur affection. J'ai vu leurs mots, leurs paroles, qui brisaient l'amertume des miens, et les recouvraient des rayons de ce soleil là. Cet astre qui m'avait ouvert les yeux. La réalité ne s'est pas effacée pour autant. Les échecs et les coups durs pesaient encore sur mes épaules. Si les désillusions et les malheurs avaient cessé d'embrumer mon regard, ils existaient malgré tout encore. Mais les Rêves étaient revenus. & avec eux l'Espoir, l'Envie, l'Ecriture. J'étais revenue de ce long tunnel d'où je ne pensais pas sortir. La plume entre les mains. Non plus comme une arme sanglante, mais comme une harpe riante. Mélodieuse. La Musique des Mots illumina alors la pièce, plus vive encore que cet astre là.




# Posté le jeudi 19 mars 2009 12:10

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 04:14

« L'Afrique pour vivre, et le monde entier pour mourir. »Chrysteel.

« L’Afrique pour vivre, et le monde entier pour mourir. »Chrysteel.
AFRiCA ( L )



Dans mes souvenirs, ce continent n'existe pas. C'est comme si je n'en avais jamais foulé le sol. Pourtant si. Des années ce sont écoulées depuis cette semaine de mes trois ans, où Elle m'y avait emmenée. Quatorze années. Il n'existe plus dans mes souvenirs, mais il est omniprésent dans toutes mes pensées. Une couleur un peu ocre, un peu chaude, un peu ambre, et je pense Afrique. Des personnes habillées de vêtements bariolés et chantants et je pense Afrique. Quelques mélodies courant dans l'air et je pense Afrique. Suaves effluves disséminés par le vent, et je pense Afrique. Elle est lointaine et proche à la fois. Son empreinte apposée sur mon coeur me brûle et me consume chaque jour qui passe, en une lente déliquescence. Je l'aime. Non pas de ces amours tièdes et platoniques, mais d'un sentiment volcanique et puissant. Exclusif parce qu'elle ne tolère aucune infidélité, Abusif parce qu'elle envahit mon être intérieur tel un lent virus. Ce que je ressens pour cette terre inconnue, pour ce sable rouge sang, ces arbres jades et miel, ces paysages teintés de safran dépasse l'entendement. Un amour viscéral qui me tue, et qui me donne vie à la fois. Elle me tue parce qu'elle est le lieu de l'accomplissement de toute ma vie. Endroit où si je ne me rends pas un jour, mon existence propre perdra tout sens. Endroit où j'ai choisi de mener ma lutte, pour la dignité de ce continent. Endroit où je suis prête sans aucune espèce de concessions possibles, à donner ma vie pour réaliser mes rêves, pour transcender les réalités actuelles et changer la face de cette terre. Elle me donne vie parce qu'elle me permet de m'extirper de l'immanence à laquelle me vouait mes anciens désirs. Immanence morne d'une vie tranquille et rangée dans ces petits pavillons grès. Elle m'insuffle ce courage intangible et cette fierté inébranlable qui me caractérisent, et sans lesquels ce rêve dont le berceau ce trouve là-bas n'aurait jamais pu fleurir en moi. Vie et Mort mélangées, cohabitation douloureuse mais nécessaire pour atteindre les étoiles. Pour dépasser les rêves eux-mêmes.

# Posté le mardi 24 mars 2009 18:20

Modifié le lundi 07 décembre 2009 12:27

2 « Je crois au plaisir de la chair et à la solitude irrémédiable de l'âme. » 2 Hjalmar Soderberg.

2 « Je crois au plaisir de la chair et à la solitude irrémédiable de l'âme. » 2 Hjalmar Soderberg.
« Une larme qui coule. Dissidente. Malgré moi. Je la sens couler. Elle dessine une route humide et tiède sur ma joue droite. Un sillon parfait. Pur. Et mouillé. Elle personnifie une volonté farouche. Ne pas céder. Quoi qu'il arrive, ne pas céder. Ce diamant salé sera l'unique expression d'une douleur incommensurable. Geste petit. Une minuscule et insignifiante larme. Qui pourrait imaginer la souffrance qu'elle reflète. Qui pourrait voir à travers cet égarement passager, seize années de souffrances. Cette larme insignifiante coule. J'entends des rêves se fracasser. Et j'entends un c½ur se briser. Mes yeux se ferment. Mes sens en sont exacerbés. Un ballet de couleur. Rouge. Vert. Jaune. Bleu. Des millions de couleurs. Des millions d'éclats. Des éclats de couleur qui me lacèrent le c½ur. Un éclat orangé me tranche l'artère aorte. Un autre me bouche les veines pulmonaires. Tandis que des milliers d'autres les lardent. Je suis consciente de la douleur. Mais je ne ressens rien. Juste un immense soulagement. Parce que je sais qu'on ne peut vivre avec un c½ur lacéré. Qui suinte le sang de partout. Avec une douleur que l'on ne perçoit pas. Parce que je sais que je vais mourir. J'ouvre les yeux. Désillusion. J'ai mal. Je vis. »







# Posté le vendredi 06 mars 2009 17:41

Modifié le dimanche 06 décembre 2009 06:55

2« L'automne est une demeure d'or et de pluie. » Jacques Chessex 2

2« L’automne est une demeure d’or et de pluie. » Jacques Chessex 2



Penchée à ma fenêtre, j'observe la pluie qui coule doucement, tout doucement, sur les dalles urbaines. Les maisons et les immeubles sont tout mouillés, recouvert d'une sorte de manteau sombre et luisant. C'est beau ! Quelques feuilles d'or et de grenat traversent mon regard, volètent dans le vent, et s'échouent sur le sol humide. Les arbres dénudés, étendent leurs branches d'un adorable brun sombre, comme pour mieux se laisser inonder par l'onde bienfaisante. J'observe les reliefs tracés par l'eau céleste, admirant les arabesques formées sur les trottoirs. J'aime la pluie. Elle surplombe la ville de son rideau liquide, et la lave de toutes ses saletés et de toutes ses vilenies. Juste regarder la pluie couler goutte après goutte, essence apaisante, qui tempère les m½urs humaines. A l'instant, mon c½ur ruisselle de tous ces souvenirs qui reviennent, malgré moi.






# Posté le vendredi 13 février 2009 14:53

Modifié le dimanche 06 décembre 2009 06:56

2« Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit. » 2 Duras. 2

2« Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit. » 2 Duras. 2
Seule sur ce pont. Un de ses cahiers à spirales sur les genoux. Il est vert clair. Idéal pour ce rendez-vous. Pour ce moment unique. Cet instant entre ciel et terre où la plume, de quelques traits, esquisse l'infini. Instant fabuleux, où l'esprit constellé d'étoiles, se cherche et se retrouve. Où l'âme s'exprime enfin, après s'être tue. Intériorité dévoilée. Déshabillée toute entière. Nue face à soi-même. Mes doigts effleurent la couverture lisse. La couleur verte m'enivre encore. M'emmène sur des plages de verdure. Dans un monde inconnu. Sans cesse revisité, mais toujours naissant. Etre. Exister dans l'éphémère. Vivre dans les fulgurations de l'écriture. Je veux ouvrir ce cahier. L'ouvrir pour m'y enfermer un peu, pour y laisser des bouts de moi. Une empreinte. Une marque. Une émotion. Que dire ? Que raconter ? Point n'est de limites avec une plume. Un instant. Une douleur. Un évènement. Tout peut-être sublimé par l'écriture. L'infini s'incarne dans cet art là. L'esprit prend chair l'espace d'un instant. Le merveilleux existe. On le trouve dans le verbe écrire.



# Posté le jeudi 08 janvier 2009 10:45

Modifié le dimanche 06 décembre 2009 06:36