..J'ai tiré un trait tellement définitif sur toi et notre amitié, que j'en ai déchiré des lambeaux de ma vie au passage. ..

..J'ai tiré un trait tellement définitif sur toi et notre amitié, que j'en ai déchiré des lambeaux de ma vie au passage. ..
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« Tu crois que s'il était possible d'oublier une chose dans sa totalité, de la rayer de sa mémoire, de son cerveau, de l'effacer jusqu'à la racine, d'en gommer l'empreinte sur son âme, tu le ferais ? »
- Et pourquoi pas ? A quoi nous servent les souvenirs douloureux, la mémoire des souffrances et des échecs, sinon à s'apitoyer sur soi-même ?
- Tu crois que s'il était possible de ne plus jamais verser une larme, quelle qu'en soit la raison, s'il était possible d'assécher ses réserves de larmes pour l'éternité, de les transformer en désert aride et brulant, tu le ferais ?
- Sans hésiter. A quoi nous servent les larmes ? Ne me parles pas d'apaisement s'il te plait, ce n'est qu'une chimère. Les larmes n'apaisent pas. »
« Et tu penses que tu es apaisée ainsi ? Enfermée dans ta tour de glace, emprisonnée derrière ton refus de pleurer, derrière ton refus de te laisser aller ne serait-ce qu'une seconde, es-tu heureuse ?
- Qu'est-ce que le bonheur ?
- Tout le monde sait ce qu'est le bonheur ! C'est un sentiment de bien-être, de joie...
- Et lorsque tu pleures donc, tu es heureuse ? Non, je ne crois pas. L'équation est simple, toi tu pleures, et tu es toujours malheureuse. Moi je ne pleure pas, et je suis toujours malheureuse, mais avec ma dignité en plus. »
« A quoi te sert cette dignité que tu brandis comme un étendard ? T'empêche-t-elle de souffrir, de haïr, d'échouer ?
- Non, c'est comme tes larmes à toi, elle ne me sert à rien. Mais j'en ai besoin, car sans elle je ne suis plus personne. Elle me définit depuis toujours, c'est par elle, et pour elle que je triomphe, que je franchis les obstacles sans jamais reculer, que je réussis. Il me fallait une raison de me battre, quelque chose qui justifie mon existence, je ne l'ai trouvé nulle part, sauf en elle.


ET SI ?




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# Posté le jeudi 02 juillet 2009 03:01

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 15:36

2Chrysalide2Used to, a screeching tire made my dreams shattering. I can still hear it.2

2Chrysalide2Used to, a screeching tire made my dreams shattering. I can still hear it.2♪


My Immortal. Cette chanson me fait toujours autant frissonner.


When you cried I'd wipe away all of your tears
When you'd scream I'd fight away all of your fears
I held your hand through all of these years
But you still have
All of me




J'ai tiré un trait tellement définitif sur toi et notre amitié, que j'en ai déchiré des lambeaux de ma vie au passage*. Mais l'essentiel est que tout ceci est derrière moi désormais.



# Posté le dimanche 30 novembre 2008 10:05

Modifié le samedi 07 novembre 2009 05:40

2Chrysalide2« Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. » Périclès.22

2Chrysalide2« Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. » Périclès.22♪
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Ils ne savent pas que c'est bien plus que ça, bien plus qu'une obsession, bien plus qu'une passion, bien plus que de l'amour. Ils ne comprennent pas que c'est viscéral, que je n'ai pas choisi, que ce virus était dans mes veines bien avant que je puisse dire oui ou non. Ils ne comprennent pas que c'est bien plus qu'une origine, bien plus que des racines. Ce n'est pas ma vie non, c'est une partie de moi, une partie de moi restée là-bas. Ils ne comprennent pas, mais il n'y a rien à comprendre, c'était écrit, je n'ai rien choisi. Ils ne savent pas que pour cette terre lointaine, je serai prête à tous les sacrifices, ils ne savent pas que rien, rien n'est plus important. Pas même lui, pas même toi, pas même moi. Ils ne comprennent pas mon attachement, eux ils ne voient qu'une terre aride, des déserts, et de la souffrance. Eux ils ne voient que des enfants nus et affamés, des guerres et des condamnés. Je le vois aussi tout cela, mes yeux ne sont pas fermés. Je le vois, et j'ai mal, rien ne me fait plus mal, c'est une partie de moi. Je le vois, et mon c½ur pleure en silence, et mon âme hurle en fréquence, mais c'est une partie de moi. Je la vois toute cette misère, tout ce sang répandu... Mais je vois aussi des sourires, du soleil et des ciels bleus, je vois aussi la vie, et cette terre ocre, et sableuse, cette terre rouge qui coule dans mes veines. Je vois tout cela, et c'est une partie de moi. Ils ne savent pas, ne comprennent pas, mais il n'y a rien à savoir, rien à comprendre, c'était écrit, c'est comme ça, l'Afrique est mon seul et unique Amour. Ma seule affection à laquelle j'ose appliquer le terme « d'éternité ».



# Posté le lundi 25 mai 2009 10:51

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 12:23

2Chrysalide2«La terre s'use, l'amitié des âmes, jamais. Quand on s'aime d'amitié, on voudrait pourtant que nos corps ne vieillissent point parce qu'on sait que la séparation approche de jour en jour.» Jean Michel Wyl22

2Chrysalide2«La terre s'use, l'amitié des âmes, jamais. Quand on s'aime d'amitié, on voudrait pourtant que nos corps ne vieillissent point parce qu'on sait que la séparation approche de jour en jour.» Jean Michel Wyl22♪


Je n'y crois plus.


# Posté le jeudi 16 avril 2009 05:43

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 17:17

2Chrysalide2« Entre nous, c'est le pire des je t'aime, un je t'aime qui n'est pas encore né. Il est dans le ventre, tel un foetus mal formé qui me fout des coups de pieds... »22

2Chrysalide2« Entre nous, c'est le pire des je t'aime, un je t'aime qui n'est pas encore né. Il est dans le ventre, tel un foetus mal formé qui me fout des coups de pieds... »22♪


Ce blog est une POUBELLE à émotions. :)




Note du jour : Saviez vous que le soleil produit en 1heure de quoi alimenter l'énergie de toute l'humanité pendant 1 an ? Après cela, qui osera encore dire que l'énergie solaire n'est pas l'avenir, surtout quand on sait que contrairement au pétrole, il a encore des milliards d'années d'existence devant lui.





# Posté le samedi 27 juin 2009 03:28

Modifié le lundi 28 septembre 2009 03:04

2Chrysalide2« Alors, tu me déchireras, sans jamais t'arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. Je parerai mon corps de guirlandes embaumées, pour cet holocauste expiatoire ; et nous souffrirons tous les deux, moi, d'être déchiré, toi, de me déchirer... » Lautréamont, Les Chants de Maldoror. 2

2Chrysalide2« Alors, tu me déchireras, sans jamais t’arrêter, avec les dents et les ongles à la fois. Je parerai mon corps de guirlandes embaumées, pour cet holocauste expiatoire ; et nous souffrirons tous les deux, moi, d’être déchiré, toi, de me déchirer... » Lautréamont, Les Chants de Maldoror. 2♪
Dead End ?

(finalement il semblerait que je n'arrive pas à laisser tomber ce blog...)



This relationship is definitely over.
Si vous n'aviez ne serait-ce qu'une seule idée de combien je suis sur le point de craquer, de tout casser, de tout briser, je pense que vous ne vous approcheriez plus de moi.


# Posté le vendredi 13 février 2009 18:34

Modifié le samedi 14 novembre 2009 12:54

2Chrysalide2«Rêver, c'est franchir les frontières du monde physique, c'est entrer dans la lumière pure, c'est être illuminé et donc illuminer le monde à l'intention d'autrui.» Shashi Deshpande.22

2Chrysalide2«Rêver, c'est franchir les frontières du monde physique, c'est entrer dans la lumière pure, c'est être illuminé et donc illuminer le monde à l'intention d'autrui.» Shashi Deshpande.22♪
Illuminations.


Hier, le soleil était là. Il est entré à travers les persiennes closes, jetant dans la pièce assombrie de longs rayons de lumière. Il a éclairé la chambre noire, marbré le sol et les murs d'éclairs scintillants. L'un d'eux a effleuré mon bras alors que je lisais. Il était chaud. Agréable. Un morceau de feu et d'incandescences. J'ai ouvert les persiennes, un flot de lumière m'a inondée, répandant la chaleur montée à l'extrême en mon esprit. La pièce illuminée semblait resplendir de clarté, j'ai cligné des yeux. Le soleil me les avait brulés. Non pas de ces brulures douloureuses, mais de ces brulures fulgurantes, fugaces, et instantanées. De ces brulures qui ne blessent pas, ce contentent d'effleurer la surface tout en sublimant la blessure. & j'ai vu la beauté, la grâce, et l'harmonie. L'instant passé j'étais aveugle. Maintenant, la brulure salvatrice du soleil m'avait fait voir. Des monceaux de feuilles entassées, déchirées, malaxées. Blanches, parsemées de mon écriture violentée et vive, parsemées de mon mal d'écrire et de vivre. La chaleur s'est faite plus vive. J'ai vu. Des rivières de diamants qui coulaient entre mes doigts fébriles. Ces lettres, ces mots de cette étrangère devenue l'Etrangère. Ces lettres que je ne reconnaissais pas, que je ne me souvenais pas avoir écrites. J'ai vu. Les sourires de tous ces anonymes perdus dans les abîmes de ma mémoire. Sourires précieux, aussi lumineux que ce soleil de fin d'hiver, et que j'avais négligés. Bien plus que tout cela, j'ai vu ceux qui étaient encore là, malgré mon caractère instable, ma personnalité ambivalente et lunatique, ceux qui m'aimaient en dépit de tout. & que j'aimais même s'il m'était dur de le leur dire. J'ai vu leurs regards qui contrairement à mes cauchemars, ne se chargeaient pas de mépris lorsqu'ils se posaient sur moi. J'ai vu leurs gestes à mon égard, sans cesse renouvelés, perpétuels témoignages de leur affection. J'ai vu leurs mots, leurs paroles, qui brisaient l'amertume des miens, et les recouvraient des rayons de ce soleil là. Cet astre qui m'avait ouvert les yeux. La réalité ne s'est pas effacée pour autant. Les échecs et les coups durs pesaient encore sur mes épaules. Si les désillusions et les malheurs avaient cessé d'embrumer mon regard, ils existaient malgré tout encore. Mais les Rêves étaient revenus. & avec eux l'Espoir, l'Envie, l'Ecriture. J'étais revenue de ce long tunnel d'où je ne pensais pas sortir. La plume entre les mains. Non plus comme une arme sanglante, mais comme une harpe riante. Mélodieuse. La Musique des Mots illumina alors la pièce, plus vive encore que cet astre là.




# Posté le jeudi 19 mars 2009 12:10

Modifié le samedi 14 novembre 2009 12:50